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Séparateur eau-huile pour installations de lavage de camions et de flottes au Canada

Bain de lavage de camions avec séparateur eau-huile OlioSep installé au drain de plancher — ERE Inc.

Bain de lavage de camions avec séparateur eau-huile OlioSep installé au drain de plancher — ERE Inc.

In This Article

    Tout bain de lavage commercial générant des eaux usées contenant des hydrocarbures — résidus de diesel, graisses et produits de lavage — doit acheminer ces eaux vers un séparateur eau-huile avant tout rejet dans l’égout municipal. Le Code national de plomberie du Canada et les règlements provinciaux sur l’environnement sont unanimes : le rejet d’eaux grasses sans prétraitement constitue une infraction à la Loi sur les pêches et aux règlements sur l’utilisation des égouts de la quasi-totalité des municipalités canadiennes. Ce guide couvre les exigences réglementaires, la méthode de dimensionnement d’un séparateur pour une installation de lavage de camions ou de flottes, et le choix du modèle OlioSep™ adapté à votre application.


    Pourquoi les lave-camions et lave-flottes doivent avoir un séparateur eau-huile

    Les véhicules lourds accumulent des résidus de carburant diesel, d’huile moteur, de liquide hydraulique et de graisse — tout cela se retrouve dans le drain de plancher lors du lavage. Contrairement aux lave-autos pour véhicules légers où la contamination est relativement faible, un lave-camions commercial génère des eaux usées dont la concentration en huile peut dépasser 100 à 500 mg/L avant traitement. La limite de rejet dans l’égout municipal est généralement fixée à 15 à 20 mg/L d’hydrocarbures au Canada. Sans séparateur, votre drain est en infraction directe.

    Trois couches réglementaires s’appliquent dans la plupart des provinces canadiennes :

    • Code national de plomberie du Canada (CNP) : La section 7 exige des intercepteurs de graisses et d’huiles sur les drains recevant les eaux de lavage de véhicules commerciaux. La plupart des codes provinciaux de plomberie adoptent le CNP avec des modifications mineures.
    • Règlements municipaux sur l’utilisation des égouts : Presque toutes les grandes municipalités canadiennes interdisent le rejet d’hydrocarbures pétroliers au-delà de 15 à 20 mg/L dans l’égout sanitaire. Les avis d’infraction et les amendes sont remis aux installations dépourvues d’équipement de prétraitement.
    • Loi sur les pêches (fédérale) : Si votre installation rejette dans des puisards pluviaux qui se raccordent à un cours d’eau, la prohibition fédérale sur le dépôt de substances nocives s’applique — avec des amendes pouvant atteindre 6 millions de dollars par infraction pour les personnes morales.

    « Toutes les opérations de lavage de véhicules commerciaux doivent disposer d’un intercepteur ou d’un séparateur de graisse et d’huile avant le rejet dans un réseau d’égouts. » — Code national de plomberie du Canada, partie 7 (Siphons et intercepteurs)

    Au Québec, le Règlement sur les ouvrages municipaux d’assainissement des eaux usées (ROMAEU) encadre les rejets industriels vers les réseaux municipaux. En Ontario, les règlements municipaux d’utilisation des égouts fixent la limite à 15 mg/L (par exemple, le règlement d’utilisation des égouts de Toronto, chapitre 681). En Colombie-Britannique et en Alberta, les règlements provinciaux sur les eaux usées municipales imposent des seuils identiques. L’exigence est uniforme dans toutes les provinces : traitez avant de rejeter.


    Comprendre les eaux usées issues des lave-camions

    Les eaux de lavage des véhicules lourds sont plus exigeantes que celles des lave-autos pour deux raisons : le volume de contamination pétrolière par véhicule et le volume d’eau utilisé. Les installations de lavage de flottes fonctionnent souvent avec des pistolets haute pression à 2 à 4 GPM chacun, parfois plusieurs en activité simultanément dans plusieurs bains. Le débit de pointe cumulé détermine la taille du séparateur.

    Quels contaminants sont présents

    • Résidus de moteur diesel : Hydrocarbures non brûlés, suie du FAP, dépôts d’échappement sur le moteur et le dessous du véhicule
    • Huiles lubrifiantes et hydrauliques : Huile de pont, liquide de frein, liquide de direction assistée — particulièrement présents sur les flottes plus anciennes
    • Graisses : Graisses d’essieu et de châssis issues des paliers ; difficiles à séparer en raison de leur haute viscosité
    • Produits de lavage : De nombreux détergents pour camions contiennent des tensioactifs qui émulsifient partiellement l’huile — choisissez des savons à faible pouvoir émulsifiant pour optimiser la performance du séparateur

    Mise en garde sur les tensioactifs et l’émulsification

    Le problème de performance le plus courant dans les lave-camions est l’utilisation de dégraissants hautement tensioactifs qui émulsifient l’huile en fines gouttelettes en suspension dans la colonne d’eau. Une fois émulsifiée, la phase libre ne peut pas être séparée par gravité, et les exigences de rejet ne peuvent être respectables. Dans la mesure du possible, utilisez des savons à faible pousse et dosez selon les recommandations du fabricant. Si l’émulsification est inévitable dans votre opération, contactez ERE pour discuter d’options de rehaussement par plaques coalescentes ou de polissage par flottation à l’air dissous (FAD).


    Comment dimensionner un séparateur eau-huile pour un bain de lavage de camions

    La méthode de dimensionnement du Code national de plomberie pour les intercepteurs est basée sur le débit instantané de pointe entrant dans le séparateur — et non sur le volume moyen journalier. Le calcul repose sur trois données :

    1. Nombre de pistolets de lavage haute pression actifs simultanément — comptez tous les pistolets qui pourraient fonctionner en même temps en période de pointe
    2. Débit par pistolet en GPM — vérifiez la plaque de spécifications de votre laveuse haute pression ; les pistolets commerciaux pour camions fonctionnent typiquement à 2,5 à 4 GPM
    3. Débit de rinçage du plancher — volume supplémentaire évacué lors du rinçage manuel du plancher ; typiquement 1 à 2 GPM par bain

    Formule : Débit de pointe (GPM) = (pistolets actifs simultanément × GPM par pistolet) + débit de rinçage du plancher

    Sélectionnez un séparateur dont le débit nominal est égal ou supérieur à votre débit de pointe calculé. Ne dimensionnez pas en fonction du débit moyen — un séparateur sous-dimensionné en période de pointe débordera hydrauliquement et laissera passer des eaux contaminées. En cas de doute, montez d’un modèle.

    Type d’installation Pistolets actifs GPM/pistolet Débit de pointe OlioSep™ recommandé
    Bain unique, camion léger 1 3 GPM 4–5 GPM OlioSep™ 8 GPM
    Lave-flotte 2 bains 2 3 GPM 7–9 GPM OlioSep™ 16 GPM
    3 bains (2 pistolets actifs) 2 3,5 GPM 8–10 GPM OlioSep™ 16 GPM
    Grand lave-camions 4–5 bains 4 4 GPM 18–22 GPM OlioSep™ 24 GPM
    Centre de flotte grande capacité 6–8 4 GPM 28–40 GPM OlioSep™ 50 GPM

    Choisir le bon modèle OlioSep™ pour votre installation de lavage

    La gamme OlioSep™ hors-sol a été conçue pour des applications comme les bains de lavage de camions : débits intermédiaires élevés, charge pétrolière importante et nécessité d’un vidage facile sans entrée en espace confiné. Tous les modèles OlioSep™ sont hors-sol — aucune excavation, aucun coffrage béton, aucun accès en espace confiné nécessaire. Pour la gamme complète, consultez notre collection de séparateurs eau-huile.

    OlioSep™ 8 GPM — Bain unique, camion léger

    Idéal pour les installations à un seul bain lavant des camionnettes, fourgonnettes et véhicules utilitaires légers avec un seul pistolet haute pression. Encombrement compact, s’installe contre un mur dans le local technique. Le modèle le plus courant pour les parcs municipaux et les petites entreprises de transport lavant 5 à 15 véhicules par jour.

    OlioSep™ 16 GPM — Lave-flotte 2 ou 3 bains

    Le choix le plus courant pour les flottes de taille moyenne : installations à 2 bains lavant des camions de classe médiane (catégories 4 à 6), ou 3 bains où un maximum de 2 pistolets fonctionnent simultanément. Convient aux dépôts d’entretien d’autobus de transit, aux cours de travaux publics municipaux et aux opérations de location de flottes de taille moyenne.

    OlioSep™ 24 GPM — Grand lave-camions

    Couvre les installations de 4 à 5 bains lavant des semi-remorques de catégories 7 à 8 avec 3 à 4 pistolets haute pression actifs simultanément. Également adapté aux dépôts de transporteurs routiers et aux opérations de location de grandes flottes.

    OlioSep™ 50 GPM — Centre de flotte grande capacité

    Pour les lave-camions grande échelle, les terminus d’autobus ou les opérations à haut débit avec 6 à 10 véhicules en lavage simultané. Également adapté aux sites miniers et de construction où les engins lourds sur roues ou chenilles sont lavés régulièrement dans une station centralisée.


    Normes canadiennes de rejet des eaux de lavage de camions

    La plupart des municipalités canadiennes fixent une limite de rejet de 15 à 20 mg/L d’hydrocarbures pétroliers totaux (HPT) dans l’égout sanitaire pour les eaux industrielles. La gamme OlioSep™ atteint un effluent inférieur à 10 mg/L dans les conditions de débit nominal avec des eaux non émulsifiées — une marge de conformité confortable.

    Principaux seuils par province :

    • Québec (ROMAEU et règlements municipaux) : Généralement 15 mg/L d’hydrocarbures vers l’égout sanitaire ; zéro rejet vers les collecteurs pluviaux raccordés à des cours d’eau
    • Ontario (règlements municipaux sur l’utilisation des égouts) : 15 mg/L dans la plupart des municipalités ; Règlement d’utilisation des égouts de Toronto (chapitre 681) : 15 mg/L
    • Colombie-Britannique (Municipal Wastewater Regulation) : 15 mg/L d’hydrocarbures combinés vers l’égout sanitaire
    • Alberta (EMA et règlements municipaux) : 15 mg/L vers l’égout sanitaire dans la plupart des municipalités albértaines

    Important : Ces limites s’appliquent uniquement au rejet dans l’égout sanitaire. Le rejet vers les égouts pluviaux ou en surface est totalement interdit en droit fédéral et provincial, quel que soit le niveau de traitement. Si votre bain de lavage se déverse dans un réseau pluvial, contactez ERE ou votre inspecteur municipal en conformité environnementale avant toute opération.


    À quelle fréquence doit-on vidanger le séparateur d’un lave-camions ?

    Un séparateur eau-huile exige un entretien régulier pour fonctionner correctement. Les hydrocarbures et les solides s’accumulent dans la chambre avec le temps ; lorsque la capacité est atteinte, le séparateur perd son efficacité et laisse passer des eaux contaminées en aval. Pour les applications de lavage de camions, l’intervalle d’entretien est plus court que pour un lave-autos légers en raison de la charge pétrolière plus élevée par véhicule.

    Intervalles de vidange typiques pour un séparateur de lave-camions :

    • Opérations à fort volume (plus de 20 camions/jour) : Inspection mensuelle ; vidange complète tous les 3 mois
    • Opérations moyennes (5 à 20 camions/jour) : Inspection trimestrielle ; vidange tous les 3 à 6 mois
    • Opérations légères (1 à 5 camions/jour) : Inspection semestrielle ; vidange annuelle ou lorsque la couche d’huile flottante dépasse 25 % de la profondeur de la chambre

    Tenez un registre d’entretien. La plupart des autorités municipales d’égouts demandent des registres lors des inspections. Pour les procédures d’entretien complètes applicables aux lave-camions, consultez : Guide d’entretien des séparateurs eau-huile.

    Besoin d’un séparateur eau-huile pour votre lave-camions ou votre flotte ?

    ERE Inc. est spécialiste canadien des équipements environnementaux depuis plus de 30 ans. Notre équipe peut vous aider à calculer la bonne taille de séparateur, à confirmer la conformité aux règlements locaux et à organiser la livraison partout au Canada.

    → Demander un devis   |   1-888-287-EREC   |   Voir les séparateurs OlioSep™   |   sales@ereinc.com

    Questions fréquentes

    Un séparateur eau-huile est-il obligatoire par loi pour un lave-camions au Canada ?

    Oui. Le Code national de plomberie du Canada (partie 7) exige des intercepteurs de graisses et d’huiles sur les drains recevant les eaux de lavage de véhicules commerciaux. Les codes provinciaux de plomberie reprennent cette exigence. Les règlements municipaux sur l’utilisation des égouts au Canada interdisent également le rejet d’eaux contenant des hydrocarbures au-delà de 15 à 20 mg/L dans l’égout sanitaire, ce qui n’est pas atteignable sans prétraitement.

    Quel GPM de séparateur faut-il pour un lave-camions à un bain ?

    Une installation à un seul bain avec un pistolet haute pression fonctionnant à 3 à 4 GPM a besoin d’un séparateur d’au moins 8 GPM pour absorber le débit de pointe plus le rinçage ponctuel du plancher. Le modèle OlioSep™ 8 GPM hors-sol est le choix standard pour cette configuration.

    Puis-je utiliser un intercepteur d’huile classique au lieu d’un séparateur OlioSep™ ?

    Les intercepteurs d’huile traditionnels en fonte (à gravité simple, sans plaques coalescentes) ne sont généralement pas adaptés aux applications de lavage de camions lourds. Ils sont sous-dimensionnés pour les débits en jeu et ne parviennent pas à obtenir de manière régulière un effluent inférieur à 15 mg/L sous forte charge pétrolière. Les séparateurs à plaques coalescentes comme la gamme OlioSep™ offrent une efficacité de séparation nettement supérieure aux débits typiques des lave-camions.

    Comment les tensioactifs du savon lave-camions affectent-ils la performance du séparateur ?

    Les dégraissants hautement tensioactifs émulsifient l’huile en fines gouttelettes qui résistent à la séparation gravitaire. Un séparateur à plaques coalescentes correctement dimensionné peut gérer de faibles charges en tensioactifs, mais une forte émulsification réduira l’efficacité et pourrait nécessiter l’ajout d’un système de dosage de coagulant ou d’une unité de polissage FAD. Le choix d’un savon lave-camions à faible pouvoir émulsifiant est la mesure corrective la plus économique.

    Un OlioSep™ peut-il gérer à la fois le drain d’un bain de lavage et celui d’une aire de ravitaillement ?

    Dans la plupart des cas, oui — les deux sources génèrent des eaux contaminées aux hydrocarbures et peuvent être raccordées à un même séparateur si le débit de pointe combiné reste dans la capacité nominale de l’appareil. Calculez le débit maximum simultané du bain de lavage et de l’aire de ravitaillement et dimensionnez en conséquence. Consultez l’équipe ERE si votre aire de ravitaillement dispose d’un bermé en béton de grande surface, car les débits lors d’événements pluviaux peuvent dépasser les hypothèses normales de dimensionnement.

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    Read in English: Oil Water Separator for Truck Wash and Fleet Wash Facilities in Canada